Dans mon parcours professionnel, j’ai également été confronté à cette délicate décision: Continuer à passer plus de 8 heures par jour dans un job qui n’avait pas véritablement de sens pour moi en continuant le chemin traçé ou quitter les sentiers battus et inventer mon futur. Il est vrai que le dilemme est existentiel…

Et croyez-moi, cette thématique revient systématiquement sur le tapis avec pratiquement tous les starters que j’accompagne. Dans des instants de changement de vie tels que ceux-ci, comment pourrions-nous tester le bien-fondé de notre démarche et confirmer notre intuition avant de nous lancer à 200% dans l’aventure pour devenir indépendant ?

Cette semaine, je vous propose mon «acid test» que j’utilise chaque fois que je suis en face d’une nouvelle opportunité de business. Cette méthode me permet de poser clairement les éléments et de décider en pleine conscience.

1. Est-ce que je cherche à fuir ou à construire quelque chose ?

On sait toujours ce qu’on quitte mais rarement ce qu’on va trouver… Fuir une situation pénible demeure une raison habituelle pour lancer son propre business mais elle n’est malheureusement pas suffisante pour atteindre le véritable succès. Au pire, et si votre patron vous rend la vie impossible, pourquoi ne pas simplement changer d’employeur ?

Le chemin vers l’indépendance est souvent plus difficile que ce qu’on veut bien le croire et une motivation profonde constitue le fondement du «starter spirit». On parle ici d’une raison d’être ou d’une mission au sens noble du terme. Il faut être animé d’une véritable volonté de créer, d’inventer et de construire !

2. Est-ce que je lance un business pour devenir riche ?

L’image de l’entrepreneur à succès, qui a fait fortune et mène une vie de millionnaire à la dent dure mais elle est très souvent très loin de la réalité du terrain. Il existe effectivement quelques personnages qui répondent pleinement à cette description mais la majorité des starters vivent une autre réalité !

Comme pour la première question, si votre unique moteur est l’argent, je vous conseille de penser à d’autres pistes que l’entrepreneuriat (pourquoi ne pas continuer à jouer au loto ;-).

Walt Disney disait :

«Nous ne faisons pas des films pour faire de l’argent, mais nous faisons de l’argent pour produire des nouveaux films».

Donc, si vous lancez votre projet pour faire ce que vous aimez, donner un véritable sens à votre vie professionnelle et rendre le monde un peu meilleur : vous êtes à la bonne adresse !

3. Est-ce que je pense travailler moins grâce à mon nouveau business ?

Excusez-moi de briser une légende urbaine mais, si vous pensez lancer votre business pour travailler moins, avoir plus de temps libre et avoir l’esprit plus libre : changez d’idée !

Affrontons la vérité en face. Un starter bosse beaucoup, dépense une quantité incroyable d’énergie et sa tête ne quitte jamais vraiment son bureau… Par contre, il existe une énorme différence : il le fait avec le cœur, avec passion et pour poursuivre sa «whyology».

Un collègue avait un message affiché dans son bureau qui disait :

«Trouve ce que tu aimes faire et tu ne travailleras plus jamais… »

De plus en tant qu’entrepreneur vous avez le choix de vos horaires et de votre organisation. Vous êtes maître du temps et de l’espace…

Vous souhaitez prendre une semaine off après un mandat de plusieurs semaines ou vous envisagez de rédiger un rapport pour votre client depuis la terrasse d’un restaurant en bord de mer ? Pas de problème, VOUS êtes aux commandes !

4. Est-ce que mon business permet de résoudre des problèmes ?

Pour qu’il existe une opportunité de business durable et avec un potentiel de succès, il faut que votre proposition de valeur puisse résoudre un(des) problème(s) de vos futurs clients. Si vous pouvez proposer une solution efficace à une problématique, vous êtes sur la bonne voie.

Réfléchissez toujours en terme de gains (que puis-je faire gagner) et de réductions (quelle épine dans la pied puis-je enlever) pour vos futurs clients.

5. Ma proposition est-elle différente et meilleure que celle de mes concurrents ?

Le monde ne vous a pas attendu et il existe probablement déjà une certaine concurrence par rapport au(x) besoin(s) que vous souhaitez couvrir. Vous serez forcément en face d’autres acteurs du marché proposant leurs propres solutions aux problèmes de vos clients potentiels…

Les questions critiques à vous poser sont donc les suivantes :

  • Pourquoi faire appel à vous plutôt qu’aux autres concurrents de la place ?
  • En quoi êtes-vous différent ? En quoi votre proposition de valeur est-elle meilleure que ce qu’on trouve déjà sur le marché ?
  • Au final, pourquoi chez vous et pas chez les autres ?

Si vous ne trouvez pas de réponse à ces éléments, il y a pratiquement aucune chance que vos futurs clients trouvent une raison de faire appel à vous !

6. Mon futur business est-il compatible avec une vie personnelle harmonieuse ?

Comme nous l’avons dit plus haut, la vie d’entrepreneur est intense et réclame un investissement personnel important. En revanche, il ne faut pas devenir un esclave de son projet et le risque d’oublier l’essentiel est fort si on n’y prend pas garde.

Le succès professionnel, c’est formidable et grisant mais, n’oublions pas que la vérité est ailleurs. La santé, la famille et les valeurs doivent continuer de primer pour une vie harmonieuse. Il faut chercher un équilibre entre l’accomplissement professionnel et personnel.

Analysez votre propre situation et fixez-vous des limites avant de vous lancer. Prenez ensuite la bonne décision en pleine connaissance de cause et de manière à préserver votre intégrité.

7. Ai-je les ressources financières nécessaires au lancement de mon business ?

Lancer une entreprise demande des ressources financières et je peux vous assurer que 90% des problèmes que connaissent les starters durant leur phase de lancement sont liés à un manque de cash au départ !

Si on pense généralement aux moyens nécessaires pour réaliser les investissements (achat de matériel de production, des stocks de marchandises, agencement des locaux,…), on sous-estime presque toujours le besoin en fond de roulement (trésorerie pour financer l’exploitation courante de l’entreprise).

De plus, toutes les entreprises connaissent une phase d’accélération plus ou moins longue durant laquelle l’activité ne dégage pas assez d’argent pour couvrir les charges. Il faut disposer d’une réserve pour tenir.

La méthode des praticiens conseille un montant équivalent à 3 mois de charges fixes et d’autres spécialistes parlent même d’un «bas de laine» de 12 mois. Cela peut représenter des sommes importantes surtout en Suisse où la vie est relativement chère…

Certains entrepreneurs comptent sur des économies personnelles ou un prêt de l’entourage. D’autres, en Suisse et sous certaines conditions que je présenterai dans un prochain article, prélèvent leur 2ème pilier pour assurer le financement de ces éléments.

Il faut donc trouver des solutions et ceci dans un contexte où les banques ne jouent plus vraiment le jeu avec les starters.

Pour terminer, il existe une dernière question peut-être plus importante que toutes les autres que j’ai abordées :

8. Si je renonce, à quoi va ressembler mon futur ?

Il existera toujours des risques et vous trouverez toujours des excuses pour ne pas tenter l’aventure. Il n’y aura jamais de moment idéal pour lancer votre business et vous aurez irrémédiablement des doutes. Le meilleur moyen de ne pas atteindre un objectif est bien de ne pas essayer !

Et si vous vous autorisiez, pour une fois, à voir le verre à moitié plein et à visualiser le potentiel de succès ?

C’est une des caractéristiques qui différencie les starters des rêveurs qui finissent toujours par regretter de ne pas avoir osé!

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