StarterStories

Marie-Aude ACKER

Cofondatrice de KERIS

Ce qu’on aime par-dessus tout chez Starterland, c’est d’accompagner les Starters dans la concrétisation de leurs rêves. Nous avons la chance de travailler au quotidien avec des entrepreneurs inspirant et inspirés. Leur laisser la parole est pour nous une évidence.

Découvrez l’interview de Marie-Aude ACKER, cofondatrice de KERIS.

Peux-tu nous parler en quelques mots de ton projet/de ce que tu fais ?

C’est un projet de relance de l’horloge mécanique d’intérieure telle que la pendule neuchâteloise, mais en répondant à une problématique que nous avons identifiée et qui était de savoir ce qu’une horloge mécanique pouvait apporter dans un intérieur contemporain que le Quartz ne saura jamais égaler.

StarterStories - Marie-Aude Acker - Le projet Keris

Qu’est-ce que ton projet a de spécial ?

Nous sommes hyper « spéciaux », car nous allons à contre-courant de ce qui se fait aujourd’hui.

À l’heure de l’ère digitale et notamment du développement d’objets connectés, nous revenons sur un objet mécanique avec des techniques qui se reposent sur du savoir-faire manuel.

Nous offrons une nouvelle proposition pour la décoration d’intérieur en créant des objets uniques qui ne connaitront pas d’obsolescence programmée puisqu’ils seront réparables à vie. Ce qui nous tient particulièrement à cœur, car le développement durable fait partie de l’une de nos principales valeurs.

StarterStories - Marie-Aude Acker - Un objet uniquement en décoration d'intérieur

Pourquoi tu t’es lancé dans cette aventure ? Qu’est-ce qui t’anime dans ton projet ?

Cette aventure débute tout d’abord par une rencontre.

Je ne venais pas d’un milieu dans lequel la gestion d’entreprise était une évidence. En 2017, je rencontre Guillaume avec lequel je travaillais pour une très belle marque horlogère. Contrairement à moi, Guillaume a une fibre entrepreneuriale très développée et souhaitait un jour se lancer comme indépendant.

Puis, au fur et à mesure de notre collaboration, l’idée de l’entreprenariat commence à m’intéresser, ajoutant à cela, la passion horlogère qui nous anime, nous avions une belle « rampe de lancement ». Mais il nous manquait encore, le p’tit coup de pied qui nous donnerait l’opportunité de nous lancer.

C’est arrivé il y a un an, lorsque je suis licenciée et qu’après un court échange avec Guillaume on est passé de « Oui, on a une super idée ! mais quand même… on a un confort » à « OK, on y va, c’est le moment pour nous ! »

Mon projet c’est d’abord 100% de responsabilité et c’est ce que je recherchais pour ma vie professionnelle. En proportion, je dirais que c’est 200% de passion et au moins 1000% de sens à ce que je fais.

Depuis que Keris est lancé, il n’y a pas un jour où je demande pourquoi je fais ça ou ça ? Pourquoi je dois faire quelque chose d’une manière alors que je souhaiterais faire autrement ? Ce sont des questions qui n’existe plus pour moi au quotidien et ça… c’est incroyable car, chaque action, chaque démarche, chaque rencontre que je fais, je les fais avec passion, avec envie et avec du sens sur le « pourquoi » je le fais.

Je peux travailler au rythme que je choisis, dans la tenue qui me plaît et on peut travailler selon nos propres valeurs.

Chez Keris, il y a plusieurs valeurs fortes qui nous anime. L’humain est quelque chose de très important pour nous. D’un point de vue de la communication bien sûr ! Mais aussi et surtout, nous nous sommes fixé un but dès le départ qui était de connaître les gens avec lesquels nous allions travailler, connaître les fournisseurs qui fabriqueront les composants de nos horloges, pouvoir échanger et progresser ensemble et pour cela, nous avons défini une règle qui est : 2h de voiture !

Cette proximité est hyper importante pour nous et nous tient particulièrement à cœur et c’est ce qui fait que ce projet, n’est pas juste un projet d’entrepreneuriat mais une partie de nous.

Ton conseil pour les Starters en devenir ?

Par quoi commencer quand on veut se lancer ? Un seul mot c’est : OSER !

J’ai eu l’occasion de croiser des personnes avec des compétences incroyables et une très bonne idée, mais qui n’osent pas se lancer, ou alors ils se sont lancés mais ils ont du mal à vendre ou à communiquer à propos de ce qu’ils font.

Mon principal conseil serait donc d’oser, car il y a beaucoup à gagner et très peu à perdre à débuter l’aventure.

Toutefois, je donnerais également un conseil à propos de l’auto-discipline. Car quand on passe d’un milieu salarié au milieu d’entrepreneur, on n’a plus les mêmes contraintes. Le réveil ne sonnera pas si on décide de ne pas le mettre. Plus personne ne nous attend pour une réunion, donc il faut beaucoup d’auto-discipline pour se créer un rythme, se fixer des objectifs et chaque jour avancer et franchir des étapes.

Il faut être prêt à bousculer nos croyances, parce qu’on imagine un chemin à parcourir pour arriver à un but, mais en cours de route, il peut se passer pleins de choses, de nouvelles rencontres… Mais par ce périple, je me suis rendu compte que dans l’univers salarié ou parfois, on connaît qu’un petit bout de l’histoire de la vie de l’entreprise, et quand on est entrepreneur on doit gérer l’histoire de bout en bout et pour cela il faut apprendre, se renseigner, analyser, rencontrer des gens, faire des démarches pour toujours aller de l’avant.

C’est beaucoup d’énergie, mais tout cela en vaut vraiment la chandelle.

Et je dirais surtout : qu’on regrette rarement d’avoir osé, mais toujours de ne pas avoir essayé !

StarterStories - Marie-Aude Acker - Développement durable
StarterStories - Marie-Aude Acker - L'horloge neuchâteloise contemporaine

Photos réalisées par Lucas Vuittel

BeUnik

Le fait de se lancer à deux, c’est cool, ou pas cool ?

C’est incroyable. Déjà, comme je le disais précédemment, sans Guillaume, pas de Keris. Nous sommes un duo qui se complète énormément. Nous sommes de grands communicants, on arrive à se dire les choses, les étapes à faire, le partage des tâches.

La répartition des missions s’est faite naturellement. Quand on voit tout ce qu’il y a à réaliser, et qu’il a fallu définir qui fait quoi, qui se spécialise sur quoi et qui s’épanouit dans quoi. J’ai été personnellement aspirée par l’univers marketing et communications, visuels et Guillaume, c’est le génie, c’est le savant mécanique qui a réussis parfois à transformer mes lubies en réalité.

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Une petite anecdote chez Keris ?

Dans notre fonctionnement, c’est vrai qu’il y a quelque chose de particulier. On est très complémentaire et on l’est aussi quand il s’agit de dépenser de l’argent. Comme nous nous nous auto-finançons, il faut que l’on soit prudent avec notre cash, mais nous avons des approches quelque peu différentes l’un et l’autre. Moi je pousse à dépenser, parce qu’avancer c’est investir et Guillaume va plutôt protéger ce qu’on a de réserve pour être sûr que l’argent dépensé le soit à bon escient. Donc, de temps en temps, c’est vrai que les discussions peuvent être assez animées.

L’interview de Marie-Aude en vidéo

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